Bienfaits du jeûne pour la santé

Bienfaits du jeûne pour la santé

Le jeûne est pratiqué dans de nombreuses religions pour ses bienfaits spirituels. Bien que certains puissent le considérer comme une pratique néfaste pour la santé, il peut en réalité aider l'organisme à se protéger des toxines.

Le jeûne est l'arme de prédilection de la naturopathie dans la lutte contre toutes les maladies aiguës ou graves. Et son efficacité est indéniable.

Les maladies ne peuvent envahir l'organisme que s'il y a accumulation d'acides et de substances toxiques. Les efforts déployés par l'organisme pour se débarrasser de ces substances nocives sont ce que nous considérons comme les symptômes de la maladie. Lorsque les toxines s'accumulent au-delà des limites normales, l'organisme déploie des efforts considérables pour les éliminer. Ce sont ces efforts constructifs qui sont, à tort, pris pour des maladies aiguës. L'organisme concentre alors toute son énergie sur le processus de guérison. Dans ces circonstances, il n'éprouve ni besoin ni envie de manger. Il en résulte une perte d'appétit et un mauvais goût dans la bouche. Si l'on mange dans ces conditions, l'énergie de l'organisme est détournée vers la digestion. Par conséquent, l'élimination des toxines est ralentie et la maladie s'aggrave ou devient chronique.

Dans notre pays, le jeûne est une tradition ancestrale. Mais de nos jours, il est devenu plus difficile à pratiquer. Un malade souffrant de fièvre peut affirmer catégoriquement n'avoir ni faim, ni le moindre appétit, et ressentir un goût amer dans la bouche. Pourtant, sa famille, ses amis et ses voisins insistent : « Il te faut absolument quelque chose pour te sustenter : thé, café, lait, jus de fruits, bouillie… Prends ce qui te convient. Mais mange quelque chose, sinon tu vas t'affaiblir. » Ils le harcèlent sans relâche jusqu'à ce qu'il ait mangé. Le malade est ainsi contraint de manger, malgré son refus catégorique. Les aliments restent non digérés, surchargent son organisme et prolongent sa maladie. En réalité, l'homme est le seul animal à continuer de manger même malade, même sans appétit. C'est un fait incontestable : aucun autre animal ne mange lorsqu'il est malade.

Certaines personnes sont persuadées que sauter ne serait-ce qu'un seul repas par jour les condamnera à la malnutrition et à une mort certaine. Cette idée est absurde. Il serait judicieux de se souvenir des paroles du Dr Dewey : « La nourriture ingérée par une personne malade nourrit la maladie, et non le malade. »

Un peu de planification et de préparation avant d'entreprendre un jeûne seront utiles par la suite. Par exemple, ceux qui ont l'habitude de se contenter occasionnellement d'un seul repas par jour trouveront un jeûne d'un ou deux jours assez facile. De même, ceux qui ont l'habitude de jeûner un ou deux jours de temps à autre ne seront ni découragés ni gênés par un jeûne de quatre ou cinq jours, voire plus. La grippe, la fièvre, le rhume, la toux et la plupart des maladies similaires se guérissent en seulement deux ou trois jours de jeûne. En cas de maladies chroniques ou de longue durée, le jeûne doit être planifié avec soin et prévoyance, car des périodes de jeûne plus longues sont nécessaires. Dans ce cas, il est conseillé de suivre un régime alimentaire léger, composé d'aliments crus ou liquides, pendant les trois ou quatre jours précédant le début du jeûne. Cela amorce le processus de purification du sang. De plus, des réserves de vitamines et de minéraux provenant des aliments crus commencent à se constituer dans l'organisme, ce qui s'avérera utile pendant la période de jeûne.

Il est impossible d'estimer à l'avance la durée du jeûne nécessaire en cas de troubles chroniques et graves. Il est donc conseillé que les jeûnes prolongés soient supervisés par un spécialiste. Lors de jeûnes très longs, il est indispensable de contrôler fréquemment le sang et les urines du patient. Si des corps cétoniques sont détectés dans les urines ou si le taux d'urée dans le sang dépasse 45 mg/dL, l'arrêt du jeûne est impératif.

Il est également important de veiller à ce que le jeûne soit interrompu correctement : c’est peut-être plus important que le jeûne lui-même. Pendant le jeûne, les organes digestifs sont relâchés. Si l’on ne fait pas preuve de discernement quant à la qualité et à la quantité des aliments après un jeûne, le système digestif sera inévitablement incapable de gérer l’augmentation soudaine de l’apport alimentaire, et la digestion restera incomplète, entraînant la production de substances toxiques. Cela constituerait une nouvelle incitation à la maladie. Après une journée de jeûne, il convient de consommer uniquement des jus de fruits le lendemain matin, suivis de quelques fruits dans la journée, et d’un chapati accompagné de légumes cuits à la vapeur le soir. On peut reprendre une alimentation normale le troisième jour. Après un jeûne de deux jours, il convient de consommer uniquement des jus de fruits le troisième jour, puis, le quatrième jour, un jus de fruits le matin, des fruits dans la journée et des chapattis accompagnés de légumes le soir. On peut reprendre une alimentation normale le cinquième jour. En fait, il est conseillé de suivre un régime léger et liquide après un jeûne pendant autant de jours que de jours de jeûne.

Si cette règle n'est pas strictement respectée, le jeûne lui-même peut s'avérer vain, voire néfaste. Le jeûne n'est nécessaire qu'en raison d'un manque de régularité, de justesse et de modération dans les habitudes alimentaires. Si l'on se livre aux mêmes irrégularités, aux mêmes écarts et à la même insouciance après un jeûne qu'avant, le corps peut à nouveau devenir un réservoir de toxines et, par conséquent, être sujet aux troubles qui en découlent.

Jeûner un jour tous les dix ou douze jours, même en bonne santé, purifie le corps et peut ainsi prévenir l'apparition de maladies.

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